Die Installation „By any means necessary“ setzt sich aus Air Freshenern der Duftmarken „Tropical“, „New Car“, „Candy“ und „Forest“ zusammen, die sich in zahlreichen Taxis in Kinshasa finden. Der 1965 ermordete Malcolm X nahm dieses „X“ als Nachname an. Er war davon überzeugt, dass der ursprüngliche Name der seiner Familie (Little) einst von Sklavenhaltern verliehen wurde. Als politischer Aktivist und spiritueller Mensch prangerte El Haji Malik el-Shabazz, wie er sich zuletzt nannte, die global herrschenden Regeln des Kapitalismus an, die er als die strukturelle Ursache von Rassismus betrachtete. Sein Ziel war die Vermittlung von Macht durch Wissen. Die politischen Botschaften von Malcolm X sind nun nicht mehr nur untrennbar mit dem X verbunden, sondern ebenso mit dem Geruch der Taxis in Kinshasa.

L’installation By any means necessary repose sur les rafraîchisseurs d’air des marques « Tropical », « New Car », « Candy » et « Forest » que l’on trouve dans de nombreux taxis de Kinshasa. Malcom X, assassiné en 1965, a pris le « X » comme nom de famille. Il était convaincu que le nom d’origine de sa famille (Little) avait été donné par des esclavagistes. En tant qu’activiste politique et personnalité spirituelle, El Haji Malik el-Shabazz, comme il s’appelait à la fin, stigmatisait les règles globales dominantes du capitalisme qu’il considérait comme l’origine structurelle du racisme. Son objectif était la transmission du pouvoir par la connaissance. Les messages politiques de Malcom X sont non seulement devenus indissociables du X mais également de l’odeur des taxis de Kinshasa.

Text: Clemens Villinger
Photo: Gitte Zschoch
Video Youtube: suemetube


(2016)


In dem 1993 in New York aufgenommenen Video rappt Gamilah Lumumba Shabazz, Tochter des politischen Aktivisten Malcolm X, gemeinsam mit einem Mitglied der Gruppe „2 Black 2 Strong“ über die politische Unterdrückung der schwarzen Bevölkerung in den USA. Die Entstehung der Rap-Kultur ist eng verwurzelt mit der Geschichte der Sklaverei und der Selbstermächtigung schwarzer Menschen im Zuge der Bürgerrechtsbewegung. In den 1990er Jahren nutzten viele Musiker Rap als Medium, um auf soziale und gesellschaftliche Probleme aufmerksam zu machen.

Dans la vidéo prise à New York en 1993, Gamilah Lumumba Shabazz, fille de l’activiste politique Malcom X, fait du rap avec un membre du groupe « 2 Black 2 Strong » ; ceux-ci traitent de l’oppression politique subie par la population noire aux États-Unis. L’apparition de la culture du rap est étroitement liée à l’histoire de l’esclavage et de l’autodétermination des Noirs dans le cadre du mouvement civique. Dans les années 1990, de nombreux musiciens utilisent le rap comme vecteur visant à faire prendre conscience des problèmes sociaux et sociétaux.

Text: Clemens Villinger
Photo: Gitte Zschoch
Video Youtube: suemetube


(2016)


Die von Junior Mvunzi aus Kupfer hergestellte Plastik zeigt ein der sogenannten „Katanga-Croisette“ nachempfundenes, gerahmtes Kreuz. Material und Form verweisen auf Momente der kongolesischen Geschichte, in denen um politische und gesellschaftliche Macht gerungen wurde. In seiner ursprünglichen Form diente die Croisette als Zahlungsmittel, das seinen Besitzern finanzielle Macht verlieh. Der sogenannte „État du Katanga“, der 1961 seine Unabhängigkeit vom Rest des Kongo erklärte, nutzte die Croisette auf ihrer Flagge, um die regionale Identität der Republik zu symbolisieren. Gleichzeitig kann die Croisette in ihrem Rahmen als eine Fläche gedeutet werden, wie sie auf Wahlzetteln zu finden sind. Wahlen sind der zentrale Zeitpunkt des Wechsels von Macht in demokratischen Systemen.

L’installation fabriquée à partir de cuivre par Junior Mvunzi montre une croix encadrée inspiré de la « Katanga-Croisette ». Le matériau et la forme font référence à des moments de l’histoire congolaise au cours desquels le pouvoir sociétal et politique était débattu. Dans sa forme originale, la croisette servait de moyen de paiement qui conférait alors le pouvoir à ses propriétaires. L’ « État du Katanga » qui prit son indépendance du reste du Congo en 1961 utilisa alors la croisette sur son drapeau afin de symboliser l’identité régionale de la République. La croisette dans son cadre peut également symboliser une surface que l’on retrouve également sur les bulletins de vote. Les élections sont le moment central du changement de pouvoir dans un système démocratique.

Croisette: Junior Mvunzi
Text: Clemens Villinger
Photo: Gitte Zschoch






INTERCOUTURE – OBJETS DU POUVOIR
Musée d’Art Contemporain et de Multimédias, Echangeur, Limete, Kinshasa

28.10.-30.11.2016
Di-Sa, So 9-14 Uhr

Die Ausstellung „INTERCOUTURE - OBJETS DU POUVOIR“ (Intercouture. Objekte der Macht) präsentiert eine Sammlung von Beobachtungen, die sich mit den sichtbaren und unsichtbaren Funktionen von Macht in der städtischen Gesellschaft von Kinshasa auseinandersetzen. Videos, Objekte und Fotos sind entlang der Sichtachsen x-förmig angeordnet. So verbinden sich in der monumentalen Architektur des Échangeur de Limite historische mit aktuellen Bezügen zu einer persönlichen Perspektive, die einen Blick auf alltägliche Strukturen und Formen von Macht ermöglicht. Macht wird im Zusammenhang der Ausstellung weniger als repressiver, denn vielmehr als produktiver Faktor von Gesellschaftsverhältnissen verstanden. Zudem dient die Ausstellung als Ausgangspunkt für eine kritische Reflexion über Macht, die durch institutionelle Zugehörigkeit und soziale Privilegierung verliehen wird.

L’exposition « INTERCOUTURE - OBJETS DU POUVOIR » présente un ensemble d’observations qui abordent les fonctions visibles et invisibles du pouvoir dans la société urbaine de Kinshasa. Des vidéos, des objets et des photos sont ordonnés le long de l’axe en forme de X. Ainsi, ce sont aussi bien des perspectives actuelles historiques que personnelles qui s’unissent au sein de l’architecture monumentale de l’Échangeur de Limete et qui permettent de poser le regard sur des structures et des formes quotidiennes du pouvoir. Dans le cadre de l’exposition, le pouvoir est davantage compris comme un facteur productif des relations sociétales que comme répressif. En outre, l’exposition sert de base à une réflexion critique sur le pouvoir octroyé par le biais d’accointance institutionnelle et de privilèges sociaux.

Ein Projekt des Musée d’Art Contemporain et de Multimédias de l’Echangeur, ArtLab Africa, der Académie des Beaux-Arts und des Goethe-Instituts in der Demokratischen Republik Kongo.